Faisons un rapide retour en arrière. Nous sommes en avril 2007. Lors de toutes ses réunions publiques de la campagne présidentielle
François Bayrou parle de la dette publiquede la France et des mesures immédiates que devra prendre le nouveau Président élu pour stopper sa croissance vertigineuse résultant de 30 ans
d'aveuglement de tous les gouvernements successifs.
Face à lui tous les candidats contestent farouchement son analyse budgétaire ou, au mieux, refusent d'en parler pour ne pas avoir à dire la vérité aux Français.
Aujourd'hui, cinq mois plus tard le 1er ministre déclare la France en "état de faillite", le déficit de la Sécurité Sociale atteint 12 milliards d'euros(800 milliards de
francs) et le gouvernement vient de se priver de 13 à 15 milliards de recettes publiques en faisant voter son "paquet fiscal".
Il y a cinq mois, François Bayrou demandait que l'on établisse ces programmes électoraux sur une prévision de croissance de 2 % en 2007 et Monsieur Sarkozy répondait
qu'elle serait au moins de 3 %.
Aujourd'hui tous les économistes, la BCE et l'OCDE prévoient entre 1,7 % et 2 % de croissance pour la France, le chômage reprend sa progression et la ministre des
Finances parle d'un "plan de rigueur" pour la Fonction Publique.
Les Français vont bientôt passer du virtuel dans lequel on les a bercés, au réel vers lequel on va les emmener à marche forcée.
L'homme d'Etat est celui qui dit la vérité. Force est de constater que François Bayrou avait dit la vérité.

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