Il n'y a guère de semaines qui passent sans que l'on annonce l'installation de nouveaux radars fixes sur nos routes, souvent placés le long de lignes droites hors de toutes agglomérations, histoire de présenter un bon retour sur investissement ...
La lutte contre l'insécurité routière est un combat indispensable lorsqu'il s'agit de sauver des vies humaines, mais encore faut-il s'en donner les vrais moyens.
Le véritable danger, sur nos routes, ne se situe pas en ligne droite et en campagne, mais bien plus dans les carrefours, sur des routes sinueuses, en agglomération, en sommet de côte et, d'une manière générale, là où la visibilité est restreinte.
Le véritable progrès consisterait donc à installer des radars fixés au-dessus des feux tricolores pour verbaliser ceux qui ne les respectent pas, à proximité des "stop" pour flasher ceux qui ne s'arrêtent pas, à l'intérieur des villes pour appréhender ceux qui roulent de manière dangereuses ou en sommet de côte pour dissuader ceux qui dépassent sans visibilité.
On pourrait aussi concevoir que leur réglage soit différent selon le temps et l'intensité du trafic. A l'heure où ces mesures automatiques de ce type sont faites couramment sur les autoroutes et les voies rapides, il semble techniquement simple de les étendre au réglage des radars.
Ces radars-là auraient une vraie vertu pédagogique, ils feraient problablement diminuer plus vite le nombre des victimes et ils auraient l'immense avantage d'être compris et acceptés par les automobilistes.
Ils n'auraient problablement qu'un défaut : une plus faible rentabilité. Il faut seulement savoir choisir le but que l'on poursuit.

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