Les récentes déclarations de Monsieur Hervé Novelli, candidat à la candidature UMP pour la Présidence de la Région Centre ont le mérite de la clarté :
Il ne discutera pas avec le Mouvement Démocrate pour la mise au point d’un quelconque projet pour notre région.
L’inverse de Monsieur Serge Lepeltier qui, lui, ouvre au contraire cette perspective.
Ainsi, Hervé Novelli considère qu’il peut gagner et gagner seul sur la base d’une doctrine purement libérale dont il est le défenseur actif depuis des décennies.
Ce faisant, il commet de lourdes erreurs :
- Il aurait dû d’inspirer des exemples vécus dans les villes principales de la Région Centre aux dernières municipales. Serge Grouard a été réélu à Orléans en alliance avec le
MODEM. Même chose pour Jean Germain à Tours ou Serge Lepeltier à Bourges.
- A l’inverse à Blois, l’UMP qui n’a voulu aucun dialogue a perdu l’élection au profit d’un maire socialiste.
- Dans le contexte économique et social de l’Europe, et de la planète, la preuve est faite, sous nos yeux, que le libéralisme pur et dur de Monsieur Novelli n’est pas la voie de
l’avenir, comme la preuve avait été auparavant de l’échec des systèmes économiques par l’Etat.
Seule une économie de marché, sociale, encadrée, délivrée de ses abus et de ses excès, permet d’apporter à nos concitoyens bonheur et prospérité. Le « laisser tout faire » fait aujourd’hui la
preuve de son échec.
- Monsieur Novelli montre par ailleurs une attitude intransigeante pour avoir refusé tout dialogue avant même d’en proposer un contenu. Ce n’est pas sur des idées qu’il se
détermine mais sur des personnes et des étiquettes. C’est un « à priori » pour le moins curieux, voire discriminatoire, comme si les millions de citoyens se reconnaissant dans le « Mouvement
Démocrate » étaient des femmes et des hommes non fréquentables auxquels il ne fallait pas adresser la parole. Rappelons-lui que le Président de la République qu’il soutient, dialogue et gouverne,
quant à lui, avec des hommes de gauche, Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Marie Bockel, etc…
- En se recroquevillant sur ses idées et sur son parti, Monsieur Novelli prend le risque de s’isoler au lieu de rassembler, de soustraire au lieu d’additionner, de réduire au lieu
de l’augmenter, en un mot il prend le risque de l’échec là où, me semble-t-il ses propres militants souhaiteraient voir la gauche socialiste et communiste être battue. Choisit-il la meilleure voie
?
Le Mouvement Démocrate prend acte de la décision de Monsieur Novelli et en tire la conclusion que s’il était désigné par son parti tout dialogue serait impossible.
Dommage, mais le Mouvement Démocrate fera pleinement entendre sa voix et son projet.
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