Notre démocratie Française subit ces derniers temps des dérives inquiétantes.
Le plus clair exemple en est le débat relatif à
la loi sur l’audiovisuel public. Comment imaginer que l’application d’une loi soit imposée avant même qu’elle ne soit votée par le Parlement ?
C’est pourtant très exactement ce qui se passe sous nos yeux, sans la moindre réaction…… sauf, heureusement, celle des sénateurs.
Le Président de la République a obtenu dès
maintenant de Monsieur de Carolis, Président de France Télévision, la suppression de toute publicité après 20 h sur les chaînes publiques, c'est-à-dire la perte d’une part essentielle des
ressources financières des chaines, celles là mêmes qui font leur indépendance.
Alors que la loi n’est pas votée, que l’équilibre budgétaire de France Télévision n’est pas même
construit, le Président de la République, seul, impose son application au mépris des règles élémentaires de notre démocratie.
A juste titre, le Sénat se révolte contre une
telle pratique qui met en cause notre Etat de droit et constitue une dérive inacceptable qui ne peut que nous conduire vers de mauvais chemins.
Au-delà du débat sur le bien fondé du projet lui-même, c’est le processus de contournement du Parlement, représentant du peuple souverain, qui est en cause.
Une nouvelle fois le Sénat, que l’on dit
inutile, vieillot, et anti-démocratique, démontre qu’il est au contraire indispensable à notre système politique, garant de l’équilibre des pouvoirs et bien souvent plus vigilant, voire plus
rebelle que l’Assemblée Nationale, trop souvent chambre d’enregistrement des volontés présidentielles.
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