Alain TANTON
Président de l'Agglomération de Bourges
Premier Maire Adjoint de Bourges
Conseiller Régional du Centre
COORDONNEES
Permanence : 122 rue d'Auron 18000 BOURGES - Tél. : 02 48 02 04 48
Mairie : 11 rue Jacques Rimbault BP628 18020 BOURGES cedex - Tél. : 08 48 57 80 18
Conseil régional : 2 place Sainte Croix 45000 ORLEANS - Tél. : 02 38 70 27 14
E-mail : permanence.tanton@wanadoo.fr
Renouer le dialogue
Après plus d’un an sans avoir eu le temps de renouer le dialogue par le biais de ce blog, je souhaite le reprendre ici tant il me semble que l’actualité nationale et locale est riche et mérite un
profond débat.
Il est vrai que l’année 2008 a été chargée et que le temps s’est accéléré avec les élections municipales en mars puis l’élection à la
Présidence de l’Agglomération en avril.
Depuis, je me suis totalement lancé dans mes nouvelles fonctions, passionnantes, sans oublier ni délaisser la Ville de Bourges et ma responsabilité de 1er Maire-adjoint.
Me voilà pleinement engagé pour notre Ville et son Agglomération, au service de notre territoire et de ses habitants. Voilà, au sens le
plus noble du terme la politique la plus passionnante, la plus exigeante, la plus réjouissante.
Ensemble, avec vous, je mettrai toute mon énergie dans les actions, les projets et les combats pour notre avenir commun.
Lundi 5 octobre :
- Bureau Communautaire
Mardi 6 octobre :
- Réunion Publique à Berry-Bouy
Mardi 13 octobre :
- Point Presse sur les travaux du Pôle Gare
- Commission Enseignement
Vendredi 16 octobre :
- Visite des Bureaux de Dactyl Buro
- Réunion sur le SCOT pour les élus de Bourges Plus
Samedi 17 octobre :
- Accueil des Nouveaux Arrivants
- Inauguration du terrain synthétique Yves du Manoir
Fonds FEDER, Contrat de Plan ETAT-REGION, FNADT, etc ... Tous ces sigles paraissent bien obscurs et ne signifient pas grand chose pour nos concitoyens !
Et pourtant, tous les habitants du Cher, depuis Bourges jusqu'à la plus petite commune rurale de notre département doivent savoir que tous ces noms énigmatiques correspondent à des subventions de l'Europe, de l'Etat ou de la Région qui ont permis des réalisations nouvelles, des travaux importants, des programmes de formation ou d'animation à destination de chacun d'entre nous.
Mais la crainte est grande de voir désormais ces crédits et subventions s'amenuiser rapidement.
En effet, tous ces contrats et subventions viennent à expiration et sont en ce moment en renégociation.
Or, tant l'Europe que l'Etat français ont décidé de changer leurs objectifs. Désormais, plutôt que de considérer que ces crédits doivent servir à compenser les difficultés que subissent certains territoires, Bruxelles et Paris ont décidé de fixer leurs priorités sur la recherche, les universités, la "société de la connaissance" selon le "protocole de Lisbonne" destiné à renforcer la compétitivité.
En outre, les crédits européens, jusqu'ici réservés géographiquement aux zones en difficulté, seront désormais répartis sur l'ensemble du territoire national.
En Région Centre, ces crédits qui étaient destinés au Sud (Cher et Indre essentiellement), bénéficieront, désormais, aux 6 départements.
Tout ceci est très bien pour les grandes métropoles régionales françaises mais beaucoup plus inquiétant pour les villes moyennes et les zones rurales.
Celles-ci n'ont pas d'université de plein exercice, pas de laboratoire de recherche, pas de grandes entreprises développant de lourds programmes de recherche et développement ...
Est-ce à dire qu'il faut les laisser tomber au nom d'une "compétitivité mondiale renforcée" ?
Aider nos grandes villes et grandes entreprises à concurrencer les grandes métropoles et entreprises européennes et mondiales, oui, mais sans pour autant abandonner les autres. Il faut donc corriger et compléter l'objectif actuel.
Bourges est à la charnière de ces 2 catégories.
Dotée d'établissements d'enseignement supérieur mais sans université autonome, possédant des laboratoires de recherche mais pas de taille internationale, Bourges a beaucoup à craindre de ces nouvelles orientations si elles ne comportent pas une dimension plus solidaire entre les territoires.
Il ne serait pas admissible que l'Europe et l'Etat ne soutiennent plus le technopole Lahitolle, le développement de l'Enseignement Supérieur et de ses Laboratoires, celui de notre économie et la reconversion des emplois de l'armement.
Bourges joue en ce moment une partie de son avenir. J'y suis particulièrement vigilant et actif.
Nous n'accepterions pas que "l'on ne prête qu'aux riches".
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